La Lochkapell

 
La chapelle avec le cimetière et son allée en tilleuls sont classés aujourd’hui par le Service des Sites et Monuments Nationaux comme monument national. Probablement que le site était déjà un lieu de culte à l’époque des celtes (vers 1000 à 500 avant J.C.)

lire la suite

La Lochkapell

La chapelle avec le cimetière et son allée en tilleuls sont classés aujourd’hui par le Service des Sites et Monuments Nationaux comme monument national. Probablement que le site était déjà un lieu de culte à l’époque des celtes (vers 1000 à 500 avant J.C.)
Il s’agissait d’un promontoire appelé «Lug» (Log, Loch). Il y avait probablement au centre un autel en pierre, qui a été remplacé plus tard par une stèle ou un petit temple. Comme les druides celtes ont disparu vers le 4e Siècle après J.C., alors qu’ils étaient pourchassés par les Romains et, comme d’usage à l’époque on érigeait en ces lieux cultes des croix en bois en signe de victoire du christianisme sur le «paganisme».

Par la suite, une chapelle à l’instar de la sainte mère Anna a été érigée. Des textes écrits prouvent en tout cas déjà l’existence de la «Lochkappel» en 1628. En 1767, l’ancienne chapelle, devenue vétuste, a été complètement rénovée. Postérieurement le nom de
«Ste Croix» a été donné à l’édifice, à cause d’une particule le la croix du sauveur qui lui a été donnée par la famille Determe de Sonlez, et qui est conservé dans un réliquaire en cuivre doré. A l’intérieur se trouve une œuvre d’art réligieuse représentant le Christ en croix avec un groupe calvaire gothique.

Ce groupe, un des plus importants du pays, tant par ses dimensions que par ses qualités sculpturales s’apparente à la sculpture allemende du 15ième sciècle. En 1782, les quatre premiers tilleuls ont été plantés à l’entrée, mais l’imposante allèe de tilleuls n’a été
érigée qu’en 1840. Les origines du cimetière autour de la chapelle remonte à 1803-1806.

Le mariage

Tout juste après la construction de la chapelle en 1767, le prêtre d’Eschdorf a été arraché de son lit lors d’une nuit de tempête par des chevaliers masqués, lesquels l’ont emmené à la «Lochkapell». Devant l’autel était agenouillé un couple et le prêtre a été forcé de les marier. Il s’agissait de Henri de Brainville et Marguerite de Ronsart. La mariée était blanche de peur et ce n’est qu’après la cérémonie que le prêtre a remarqué un cercueil vide au fond de l’église. Après signature des papiers, le prêtre a été relâché et il n’était pas encore à mi-chemin du retour qu’il a entendu un cri macabre. La jeune mariée aurait, suivant la légende, été poignardée et enterrée près de la chapelle.

La première construction de la chapelle

Au «Kirchepesch» à Esch-sur-Sûre, habitait, seule, une vieille fille nommée Anna-Maria. Avant son décès, elle a contacté le châtelain d’Esch et a convenu avec lui de lui léguer tous ces biens, y compris deux chèvres, à condition d’ériger une chapelle au lieu-dit «Loch» et de l’appeler Sainte Anna. Après plusieurs années d’attente, le cheptel avait 300 bêtes et la vente publique a pu réunir une bonne partie de l’argent nécessaire à la construction.